Le projet de loi sur le renseignement, le big data et Robert Ménard

Olivier Ertzscheid [1] explique sur son blog en quoi le vote de l’Assemblée nationale en faveur du projet de loi sur le renseignement est symbolique de la croyance de nos responsables politiques en une science prédictive incarnée par les algorithmes.

Le vote de cette loi est une catastrophe parce qu’il signe l’allégeance définitive de la vocation et de l’ambition politique à une prédictibilité calculatoire, à une prédictibilité algorithmique, à une prédictibilité donnée(s) du monde qui finira par ôter tout son sens à l’action politique elle-même.

Au passage, Robert Ménard, le maire de Béziers, en prend pour son grade. Ses déclarations sur le comptage des enfants et leur classification en fonction du prénom représentent le degré zéro du Big Data. Je cite et j’approuve :

A ce titre Robert Ménard est un visionnaire. Un abruti total, un fasciste d’opérette, un poisson rouge médiatique incapable de jouir autrement qu’en offrant en spectacle le récit de sa propre noyade dans le bocal de son immense fatuité. Mais un visionnaire. Visionnaire parce qu’en comptant « à la main » les prénoms des enfants scolarisés dans les écoles publiques de Béziers et en inférant de la seule consonance des prénoms une appartenance religieuse, il est le degré zéro du Big Data. Et qu’à ce titre il est aussi l’icône de ce que sera la politique, de ce que seront les politiques, après le serment d’allégeance qu’ils viennent de prêter à la détection « comportementale », à une détection d’éléments passés qui vaudraient prédictibilité future.

A lire : affordance.info: De Martin Niemöller à Robert Ménard. Le fétichisme du fichier.

  1. Vous ne connaissez pas son blog affordance.info ? Allez le lire IMMEDIATEMENT

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