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Une boutique en ligne pour Reporters sans frontières

Une boutique en ligne pourquoi faire ?

Chez RSF on n’est pas vraiment des ecommerçants. L’activité première de RSF c’est la défense de la liberté d’informer et d’être informé. Reporters sans frontières a par exemple participé au financement de radio Erena, une radio érythréenne d’information indépendante basée à Paris et qui émet en Erythrée via Internet. Reporters sans frontières a également participé  à la mise en place du centre des médias opérationnels de Haïti, en fait un local équipé permettant de fournir aux journalistes sur place les moyens de première nécessité pour travailler. Alors pourquoi se lancer dans le e-commerce ? Tout simplement parce que aider des journalistes et soutenir des médias en difficultés, cela a un coût. L’argent, le nerf de la guerre, tout ça. Bref, en achetant sur la boutique de Reporters sans frontières, vous contribuerez  au financement de ce type de projets. Et ça c’est plutôt sympa.

J’ai participé à la mise en place de cette boutique et comme le barbablog est un blog un peu perso et surtout pro, je ne résiste pas à l’envie de partager la génèse de la création de cette boutique avec vous.

La boutique en ligne, étude de cas

Dans un projet ecommerce, ce n’est pas le côté technique l’aspect le plus compliqué. Evidemment gérer des stocks dans un back office, des taxes, des frais d’expédition, une passerelle de paiement etc… c’est un peu plus complexe que de gérer des listes d’articles, mais ça reste faisable. Surtout qu’il existe aujourd’hui une multitude de solutions de boutique en ligne, open source, propriétaires, gratuites, payantes… Bref, on a l’embarras du choix. Ce qui m’inquiétait donc dans ce projet, ce n’était pas l’aspect technique mais plutôt l’aspect logistique. Et puis on m’a rassuré : en 2008, suite aux actions de RSF pendant le passage de la flamme olympique à Paris, Reporters sans frontières avait vendu pas loin 30 000 T-Shirts Pékin (disponible aujourd’hui Maryse au prix incroyable de 10,00€ + frais de port), alors, une boutique en ligne, mon pti’ gars, ça devrait passer sans problèmes. Rassénéré sur le côté un peu rock ‘n roll assumé mais efficace de la chaîne logistique chez RSF, j’ai pu me lancer dans le benchmark d’outils de e-commerce [1].

Une solution souple parce que… 1 mois, c’est court

La boutique chez Reporters sans frontières, ce n’est pas le coeur de l’activité, loin de là. C’est, je le rappelle, un moyen de récolter des fonds pour financer les projets de l’association. L’idée était de lancer une boutique rapidement, d’organiser les process autour, et si un jour le projet prend vraiment de l’ampleur, et si cela s’avère nécessaire, de passer sur une solution plus robuste. Ce que nous ne voulions pas, c’était lancer dans un développement avec un prestataire qui aurait pris 1 à 2 mois et 5000 ou 6000 € pour se rendre compte qu’au final, notre organisation n’était absolument pas taillée pour gérer une boutique en ligne. Par ailleurs, nous avons lancé le projet début novembre et nous souhaitions voir cette boutique en ligne début décembre. Donc pas de Magento, pas de prestashop, et surtout pas de plugin spip [2] (car notre site principal rsf.org est réalisé en spip, oui hein, je sais…). Il nous fallait une solution souple, hébergée, facile à prendre en main et rapide à installer. C’est là qu’intervient Shopify.

Shopify, c’est bon, mangez-en

Shopify est une solution de commerce en ligne hébergée. Selon vos besoins, vous payez x euros par mois pour vendre jusqu’à x produits par mois. Le service prend une commission au passage. Shopify fait quasiment tout pour vous. Gestion des stocks, des taxes, des frais de livraisons (par poids, par pays, par prix), des commandes et du système de paiement. Côté design et mise en page, Shopify propose un système de templating simple à utiliser. Comme dans n’importe quel CMS, vous pouvez créer des boucles, afficher tous les produits de telle ou telle catégorie avec le prix, la taille, et, s’il existe plusieurs tailles, afficher un menu déroulant. Tout y est : variables, boucles et instructions conditionnelles. Les templates sont éditables via un éditeur dans le back office ou directement sur votre mac préféré avec l’excellent éditeur textmate (l’éditeur des champions) et le plugin adapté.

Shopify paraissait tout  à fait adapté  à notre besoin. Ce qui nous a finalement convaincu c’est que nos collègues de Amnesty International font tourner leur boutique dessus. Allez hop, on n’est pas chien, un petit lien : allez faire un tour sur la boutique d’Amnesty. Ce qui m’a convaincu moi, c’est que Shopify, j’en entendais parler assez régulièrement sur boagworld, l’excellent podcast de webdesign du non moins excellent Paul Boag (oui je dis très souvent excellent dans ce billet c’est comme ça). Si tu ne connais pas, tu t’abonnes tout de suite. Oui tout de suite. Tu lâches ce que tu es en train de faire, tu lâches la lecture de ce billet et tu cours chez boagworld.

Et juste avant d’aller chez boagworld, tu fais un tour sur la boutique de Reporters sans frontières parce que finalement, tout ce billet, c’est aussi pour ça.

  1. Je rassure les éventuels acheteurs qui liraient ce billet, le côté distribution / conditionnement / expédition est très bien cadré.
  2. Réaliser une boutique dans un cms, c’est rarement une bonne idée ; réaliser une boutique dans spip, ce n’est jamais une bonne idée. Par ailleurs je voyais mal sur notre site fr.rsf.org un communiqué sur un journaliste arrêté coexister avec une annonce pour la super promo inratable du dernier T-Shirt Liu Xiaobo 100% coton. Le message aurait été un peu brouillé.

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