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Influenceurs et autocensure

Il n’est rien qui ne fassse un peu de bruit sur le web qui ne soit récupérable par le marketing. C’est pourquoi, devant le phénomène blog certains marketeurs titulaires d’un MBA chèrement acquis à l’université de Sucy en Brie ont inventé le concept d’influenceur.

L’audience des blogs est trop faible pour être monétisée à coups de pub ou de liens sponsorisés. Cependant, de par leur mode de fonctionnement en conversation, les blogs sont capables de générer pas mal de bruit autour d’un sujet donné. Selon le principe décrit par Joël, dès l’instant où un blog est identifié comme diffuseur, l’information converge vers lui. Là commence le cercle vertueux :

  1. identifié comme diffuseur, le blog reçoit de l’information;
  2. il la reprend et la publie consolidant ainsi son statut de diffuseur;
  3. l’information est ensuite reprise sur d’autres blogs, commentée, linkée…
  4. et fait le tour de la blogosphère et plus si affinités.

Un tel moyen de diffusion représente potentiellement un formidable outil de promotion. C’est là que la bactérie attaque et que le marketeur s’écrie : « Il faut identifier les influenceurs et tenter de leur faire faire du bruit autour de qu’est-ce qu’on veut de quoi ils parlent ». Car s’il est un auteur que les marketeux ont lu en école de commerce, c’est bien le dictionnaire des citations : S’il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d’être quelqu’un dont on parle, c’est assurément d’être quelqu’un dont on ne parle pas Oscar Wilde.

Je n’ai jamais vraiment cru à la théorie de l’influenceur. Trop fumeux. Que certains blogs aient une sphère d’influence dans un secteur donné, c’est certain. Que des agences de marketing puissent passer par le biais d’influenceurs pour diffuser des messages sur internet, j’en doute fort jusqu’à ce jour, j’en doutais.

A l’occasion de l’arrivée du moteur de recherche accoona en europe, Loïc Lemeur[1] publiait un billet plutôt saignant sur ce moteur qui n’avait de révolutionnaire que d’arriver très en retard sur un marché déjà saturé. Quelques jours après sa publication, il l’a retiré. Loïc s’est-il autocensuré pour ne pas porter préjudice à un employé d’accoona comme il l’explique lui-même ? Ou serait-ce accoona qui lui a gentiment demandé de retirer ce billet [2] qui pouvait potentiellement leur porter préjudice ? Mes certitudes quant à la non existence de la théorie de l’influenceur vacillent.

Surtout que vraiment, Loïc était encore loin de la réalité. Accoona, c’est vraiment de la merde[3].

  1. Auteur de l’un des blogs français les plus consulté en France, si ce n’est le plus consulté
  2. Magie de l’internet, on peut toujours consulter le billet incriminé chez un blogeur facétieux
  3. Cette dernière remarque n’a d’autre but que de voir si ce blog fait partie des influenceurs. Si tel est le cas, je me verrai alors forcé de retirer cette dernière phrase. Mais ne t’en fais pas lecteur, je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour la liberté d’expression et je resterai debout contre vents et marées, opposant ma frêle plume à l’immonde censure pour le bien de la civilisation. Sauf si on me donne un gros paquet de pognon. 100 euros, ça m’irait.

3 réponses à “Influenceurs et autocensure”

  1. Jam dit :

    avez-vous pensé à proposer le retrait de votre dernière phrase sur eBay histoire de faire montrer les enchères ?

  2. Gregoire dit :

    Mais… mais… mon Dieu ! Ce serait du chantage ! Bonne idée.

  3. Oui, mais alors, allons-y carrément ! Vends aussi ton incorruptibilité ! Combien t’offre-t-on pour que tu ne cèdes pas aux sirènes et que ta phrase demeure ?

    (Ne me remercie pas, je prends 10% ! ;))

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