Vous êtes sur Barbablog et tu kiffes jeune. Cherche sur ce blog...

Webdesign : Et si on s’inspirait du print ?

C’est l’un des conseils donné par Mike Kus lors de sa présentation à la conférence FOWD [1] à Londres : Webdesigners, inspirez-vous du print [2]. Aïe. Ca fait un peu mal d’entendre cet argument là. Depuis le temps que je me bats pour dire aux gens avec qui je travaille que le web c’est pas du papier, là, un webdesigner de talent veint nous coller en pleine face : Imagine your website print.

Graphic Design: The Forgotten Web Standard
View more presentations from mikekus.

Selon Mike Kus, nous webdesigners, manquons parfois d’imagination dans nos designs et nous nous retranchons lâchement derrière l’argument imparable du ‘ah mais on ça ma p’tit’ dame ça va pas êt’ possib’ parce que vous comprenez technologiquement parlant c’est pas possib’ et surtout ça va pas être accessib’ .

Si on s’en tient à l’aspect strictement visuel, Mike Kus a raison. Il est vrai que de nombreux sites web sont plutôt ternse. Et souvent, le designer derrière telle ou telle réalisation se retranche derrière la faisabilité technique de la chose. Il y a bien évidemment de multiples raisons au fait que tel ou tel design soit un peu léger, une discussion ce sujet a d’ailleurs été entamée sur le blog de Fran6, mais l’une des raisons qui fait que les designs des sites sont souvent ternes, c’est le manque d’originalité des webdesigners. Non pas que nous, webdesigners, n’ayons pas d’imagination. Non. Bien au contraire. Cependant nous pensons trop souvent accessibilité, organisation, navigation, menu du haut, menu de gauche etc… et au final, ça donne un site fonctionnel, agréable à naviguer (ce qui est la base pour un site), mais peu original.

Mike Kus nous incite à nous affranchir des supposées limites du web. Aujourd’hui, les technologies xhtml et css permettent de créer n’importe quel design sur tous les navigateurs et même de faire en sorte que celui-ci soit accessible et même valide. Il n’y a qu’à jeter un oeil sur le css zen garden pour s’en convaincre.  Alors amis webdesigners, n’hésitez pas  à vous lâcher,  à jouer avec les typos (grâce à cufon par exemple ou Sifr) ou à utiliser de belles et grosses images. Les technologies vous le permettent.

  1. La FOWD est une conférence sur le webdesign qui s’est déroulée à Londres les 30 avril et 1er mai derniers.
  2. Merci à Fran6 pour le lien, Fran6 qui a eu la bonne idée d’assister à la conférence FOWD à Londres


Reagissez

Si ce billet vous a plu ou si vous voulez apporter des précisions, ou si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je raconte, c’est ici qu’il faut vous manifester. Je me réserve toutefois le droit de supprimer toute contribution insultante ou qui n’aurait rien à voir avec la choucroute.

  1. Francis Chouquet

    Nouveau billet: Webdesign : Et si on s’inspirait du print ? http://bit.ly/XPnam (via @Barbayellow)

  2. Et encore sur cette présentation, Mike Kus se retient !! Si tu avais vu la première présentation qu’il a fait l’année dernière avec comme titre « web design is an art, we are all artists !! ». Ca te rappelera peut-être la première discussion que nous avons eu ensemble sur le blog d’Amaury !! 😉

    Quoi qu’il en soit, je crois que la présentation de MK est volontairement un peu provocante. Il n’y a qu’à regarder certains portfolios pour se rendre compte qu’on peut être créatif. Mais je crois que c’est une histoire de culture et de formation. C’est aussi une histoire de personnalité. Certaines personnes seront plus créatives que d’autres.

    J’ai remarqué aussi une autre chose intéressante pour avoir fait le tour de quelques portfolios féminins. Ils sont plus créatifs, plus originaux, plus colorés. D’ailleurs, aux US et en UK, la tendance est d’embaucher des personnes du print, mais aussi et surtout des femmes.

    Bon, ensuite, il y a toutes les histoires avec le fait de savoir où commence le web design et où il se termine… Mais je crois que le débat va être intéressant !! Vite, je m’abonne aux commentaires !! 😛

  3. Très juste, encore qu’il faut se mettre d’accord sur ce qui est créatif et ce qui ne l’est pas ^^

    Je reconnais que le monde du graphisme et du webdesign anglo-saxon est beaucoup plus riche, coloré et vivant qu’en France, où, au mieux, l’on suit les tendances avec quelques années de retard…

    D’après mon expérience, la raison vient principalement de la frilosité des décideurs qui n’osent pas lâcher prise et faire confiance à leurs graphistes, webdesigners et autres directeurs artistiques.

    Secondairement, elle vient aussi du fait que pour des raisons de coûts et de délai, il y a souvent un seul gus pour le design et l’intégration, et donc, n’est-ce pas, c’est tentant de sacrifier la créativité sur l’autel de la productivité !

    Mais il n’y a pas que du côté du design que nous sommes à la traine. Je suis souvent surpris par la créativité dont font preuves les blogueurs anglo-saxon dans les aspects rédactionnels : ils savent filer la métaphore pour expliquer des choses compliquées sans tomber dans le gnian gnian et savent souvent mélanger les niveaux de lecture pour s’adresser à tous types de publics.

    A tel point que mon aggrégateur est passé doucement de quelques flux en anglais à près de la moitié et ça n’est pas près de s’inverser ^^

  4. Bruno > Moi je ne suis presque plus que des flux anglosaxons maintenant… Mais je suis d’accord avec toi sur les différents points. Le côté frileux, j’en ai parlé avec d’autres personnes rencontrées au FOWD. C’est bien connu que les anglosaxons sont plus motivés et tentent plus de choses. C’est vrai aussi que les décideurs, bien souvent ici, veulent un truc clair, simple, et pas farfelu ( ça ça vient sûrement de la culture… ) et enfin, c’est également clair qu’il n’y aura que peu d’investissement sur le design. Et c’est intéressant parce que souvent le gus est prêt à débourser ce qu’il faut pour l’intégration mais ne comprend pas toujours pourquoi il faut payer tant pour le design. Demandez à mon ami Gilles Vauvarin ( pixenjoy.com) il connaît bien ce pb… ^^ Bcp ne veulent pas investir dans le design, mais aussi il faut dire que comme le disait Grégoire chez moi, peut-être aussi que de notre côté, il faudrait le promouvoir ce côté design…

  5. @brio, @Fran6 >> C’est aussi à mon sens une histoire de budget et de typologie de client que l’on peut approcher en freelance. Un IBM, un orange ou un Dior seront toujours prêts à investir dans une partie « création graphique » pour préserver / améliorer leur image que des entreprises de taille plus petite. Par contre, ce type d’entreprise travaille plus volontiers avec des agences qu’avec des freelances.

    Ceci dit, encore une fois, je l’ai dit chez fran6 et je le répète aussi, la création graphique, « l’image », c’est comme l’intégration ou le développement, c’est une prestation qui peut se vendre et se justifier. C’est à nous, indépendants, de réussir à convaincre nos clients que c’est un investissement intéressant pour nos clients.

  6. De belles grosses images ! Pfff ! ;D

    Moi, avec ma connexion à 1 méga, ce qui m’intéresse avant tout, c’est la rapidité de chargement. Si je veux voir de belles images, je vais sur les sites d’artistes. Un site d’entreprise et surtout un site d’e-commerce doit être light, light, light !

    Je surfe beaucoup, beaucoup tous les jours et, en particulier, sur les sites d’e-commerce. Je suis sidérée de voir des pages de 3 tonnes qui me balancent du Flash bien lourd et de la musique qui me cassent les oreilles mais ne me permettent pas de zoomer sur les articles ou d’en connaître leur poids, leurs dimensions, etc. !

    Le site doit avoir une identité, ce qui manque souvent, c’est vrai, mais il a un but (vendre, faire connaître l’entreprise, son actualité, etc…) et c’est ce but qui doit être privilégié.

    Si vous voulez être reconnus dans votre métier, il faut que vous fassiez des sites efficaces. Le design fait partie de l’efficacité mais ne prime pas sur le reste.

  7. @Delphine >> je pense je suis persuadé que l’on peut faire des sites beaux et utilisables et ergonomiques et efficaces. C’est d’ailleurs tout l’enjeu du webdesign. Le webdesign ne s’arrête pas à l’apect visuel du site, sinon on appellerait ça du « webgraphisme », il prend en compte également tous les aspects de nav, de contraintes techniques, d’utilisabilité et d’ergonomie qui font qu’on site est efficace.

    Ce que je disais simplement dans ce billet, c’est qu’en plus de réaliser un site efficace, on peut réaliser un site « beau » et un peu moins calibré que ce que l’on voit un peu partout. Mais je suis d’accord avec toi, l’efficacité et l’utilisabilité priment sur l’aspect esthétique. Ca ne sert à rien d’avoir un site de vente en ligne magnifique si l’internaute n’arrive pas à trouver le bouton « acheter ».

  8. Dans ce sens-là, on est d’accord ! 😉

    (caramba, encore raté ! ;D)

  9. « je suis persuadé que l’on peut faire des sites beaux et utilisables et ergonomiques et efficaces » : moi aussi, moi aussi ! Mais comme les sites pratiques et efficaces sont rares !!! Trop rares pour que je daigne accorder de l’attention à l’esthétique, au style ou à l’originalité, qui ne servent souvent qu’à masquer la misère. Je suis effarée du nombre de fois où le client privilégie l’apparence esthétique au détriment de la fonctionnalité : que son site dysfonctionne et/ou rate sa cible ne le soucie guère, pourvu que ça en jette autant qu’une Rolls-Royce. Quel mépris de l’internaute !

  10. @tetue > C’est marrant parce que ce que je vois chaque jour c’est plus l’inverse. Les clients semblent généralement vouloir absolument générer un max de visites et de ROI sans vraiment se soucier de l’apparence de leur site… Mais bon, cela dépend peut-être aussi du type de site ! 😉

  11. Oui, c’est vrai aussi.

    Mais j’ai toujours en tête ce client qui fait du commerce en ligne, qui avait aussi ce discours-là et un réel besoin de ROI, et qui a finalement relégué son bouton d’achat dans un endroit inaccessible pour des raisons esthétiques et autres brouilles. Le comble, c’est que certains internautes se plaignent de ne pas trouver comment acheter…

    Et cet autre client, qui a (réellement) besoin d’un site hyper accessible et qui consacre l’essentiel de son énergie à se préoccuper de l’habillage graphique et dégrade l’accessibilité pas à pas, consciemment, mais tant pis. La mention « accessibilité » en pied de page sauve l’honneur.

    Entre la parole, l’expression des besoins et la mise en œuvre le fossé reste grand (et je ne considère que la phase de production, pas l’inévitable dégradation progressive d’un site en cours d’exploitation).

    Même si on s’oriente vers un Web de service rendu, on reste encore majoritairement dans un Web de l’apparence (peut-être pas outre-atlantique, c’est sans doute ce que nous apprend cet article).

  12. Cependant nous pensons trop souvent accessibilité, organisation, navigation, menu du haut, menu de gauche etc… et au final, ça donne un site fonctionnel, agréable à naviguer (ce qui est la base pour un site), mais peu original.

    Euh, je ne sais pas où tu travailles mais dans toutes les agences que j’ai pu voir, c’est exactement l’inverse : des webdesigners non ou mal formés au web qui font n’importe quoi et des développeurs client qui recollent les morceaux avec l’énergie du désespoir…

    Je partage complètement les expériences de Romy : combien de fois j’ai vu des brochures publicitaires collées entre deux balises html !

    Donc pour ma part je défendrais un point de vue diamétralement opposé : designers, apprenez d’abord à faire du web avant de vouloir faire les malins avec vos sites.

  13. @STPo >> Ah les agences… Je te rejoins là-dessus.

    J’ai travaillé en agence il y a … longtemps dans une lointaine galaxie 🙂 Suite à quoi j’ai décidé d’intégrer une structure « client » et aujourd’hui je travaille en indé (en agence ou plus souvent pour ou chez un client).

    Cependant il existe aussi de bonnes agences (peu certes, mais il y en a, il doit y en avoir, statistiquement, c’est possible) avec de bons professionnels et de bons webdesigners qui savent faire une vraie maquette web et l’intégrer avec du (x)html sémantique et des css et pourquoi pas un peu de javascript. C’est à ceux-là que je m’adresse lorsque je dis :

    Cependant nous pensons trop souvent accessibilité, organisation, navigation, menu du haut, menu de gauche etc… et au final, ça donne un site fonctionnel, agréable à naviguer (ce qui est la base pour un site), mais peu original.

    Quant aux autres, effectivement, je te rejoins : il faut ‘abord maîtriser les bases avant de pouvoir se lancer dans quelque chose d’original. Mais essayons de tirer le web par le haut, c’est plus ambitieux 😉

  14. À la fois d’accord avec STPo (trop souvent les webdesigners et les webagency ne connaissent pas le métier) et avec Grégoire (oui, tirons le Web vers le haut). En passant… de bonnes agences ? où ça, que je leur envoie vite ma candidature !

  15. Très intéressante cette discussion dites moi !! Ca fait un moment que j’entends parler de tous ces webdesigners qui ne connaissent pas le web et j’avoue que pour moi, j’ai du mal à comprendre. Je n’ai sûrement pas assez de recul vu que je ne bosse dans le web design que depuis 1 an et demi et je ne connais pas le milieu des agences. Mais, comment peux-t-on bosser dans le web et ne pas le connaître ? Leur job se résume à quoi ?

    Pour moi, un web designer doit connaître quand même le XHTML et les CSS, voire le Javascript, en tout cas, tout ce qui est « front » et le dev devrait s’occuper du reste, non ? En tout cas, c’est comme ça que je bosse même si j’ai du mal à trouver un bon dev, aussi bien niveau technique que relationnel… D’ailleurs si vous en connaissez un bon, je suis preneur !! 😉

    Maintenant, je crois qu’on peut faire de beaux designs tout en pensant ergonomie, user, et j’en passe. Je trouve même que c’est ce qui fait le charme du web design ! 😉

  16. @Francis : « la plupart ne veulent pas se salir à toucher au code. Si. Véridique. » (in Méfiez-vous des webdesigners !).

  17. Encore bien d’accord avec Romy, web designer ça veut tout et rien dire. C’est un gros sac dans lequel on met plein de choses, et si en freelance il est nécessaire d’être polyvalent, quand on est salarié en agence on demande des spécialisations bien plus cloisonnées.

    Un web designer (selon la définition qu’on en a naturellement) regroupe les profils suivants :

    – ergonome
    – directeur artistique (graphiste)
    – intégrateur HTML/CSS (sémantique, feuilles de style)
    – développeur JavaScript / AJAX
    – développeur / animateur / architecte Flash
    – responsable accessibilité
    – responsable performance front-end
    – … ?

    En agence, chacune de ces responsabilité est un métier à part entière (voire même plusieurs). Et soyons honnête, prétendre être bon dans toutes ces disciplines très différentes est un pieu mensonge !

    Et oui, on peut très bien bosser « dans le web » sans le connaître : les agences recrutent beaucoup de stagiaires / jeunes diplômés tous frais sortis de leur école de communication visuelle qui ne savent pas faire un .ICO et ne connaissent pas la différence entre un PNG8 et un PNG24 (tout ceci est du vécu, pas plus tard que cette semaine). Ils enchaînent les PSD comme à l’usine, toute la journée, que du Photoshop ou du Illustrator. Alors comprendre des problématiques de performance, d’accessibilité, de sémantique… on en est très, très, très loin.

  18. Très intéressant ton article Tetue ! Merci bien ! J’y ai trouvé pas mal de réponses à des questions que je me pose depuis pas mal de temps. Le terme de conception est vraiment très important ici et d’après ce que tu dis, pas mal de monde semble l’avoir laissé de côté… Remarque, moi je viens d’un environnement artistique, que j’utilise dans mon travail, même si c’est vrai que ça ne représente pas une grande partie… Cela dit, même si les web designers ne sont pas des artistes, une minimum de créativité est nécessaire, ou tout du moins quand on est indépendant puisqu’on chapote plusieurs jobs, et notamment la direction artistique.

    Mais jamais il m’est venu à l’idée de concevoir des sites web sans les comprendre. Parce que c’est bien ça le pb. Si tu ne mets pas les mains dans le code, si tu ne fais pas le markup et les CSS, franchement, tu loupes une bonne partie du truc. Mais bon, ce n’est que personnel.

    Mais en lisant ton article, cet article et ses commentaires, et en repensant à mon voyage à Londres au FOWD, j’ai l’impression que ce sont deux mondes différents… vraiment… là-bas on parle un peu design, de markup, d’accessibilité, de standards et j’en passe. Et pour moi, c’est tout ça le web design… Tout ça me rappelle mon premier projet que j’avais fait pour Libération, et le gars en face de moi était chargé du « design web » mais n’était finalement qu’un graphiste print au départ et j’ai dû galérer pour lui faire comprendre pas mal de choses… Mais franchement, je pensais que c’était une exception… Finalement, je me rends compte que non… Affligeant… On y sent tout de même beaucoup d’arrogance… Dommage pour eux !! ^^

  19. Encore moi !! ^^ Juste un petit point qui me pose pb avec tout ça… Après avoir lu différents articles sur le métier de web designer en France, je me rends franchement compte qu’il est assez éloigné de la définition qu’en donne les anglophones… Sur la forme je parle et non sur le fond… Et finalement, une présentation comme celle de Mike Kus parle rapidement aux WD anglophones du fait de ce côté créatif qu’ils développent et est perçu un peu négativement par les designers français ( et non pas francophones, parce que c’est différent en Suisse notamment… ) pour qui, si j’ai bien compris, le terme conception aura une connotation plus conceptuelle, plus technique, et pour qui, s’inpirer du print sera vraisemblablement inutile…

    En fait, je crois que c’est la connotation « artiste » en français qui pose problème. Je le sais moi-même parce que j’ai été « artiste peintre » ( ça fait un peu saltimbanque je trouve !! ^^ ) pendant quelques années et le terme « artiste » est un terme à la fois trop générique et en même temps on en a une vision trop réduite… Ca fait à la fois branleur, exentrique, bobo et j’en passe. Du coup, j’ai parfois l’impression que ce qu’on voudrait dire en parlant d’un web designer, c’est plutôt son aspect créatif qu’artistique…

    C’est quand fou en France les interprétations et les préjugés qu’on peut avoir sur de simples mots… ^^

    Et hop, après cette longue réflexion ( sorry… ), retour au taf !

  20. Je rejoins en grande partie le discours de STPo sur les métiers de webdesigner. Dans la plupart des cas (agence, éditeurs) les gens qui travaillent « dans » le web, n’y connaisse pas grand chose et pire, ne s’y intéressent pas trop.

    D’ailleurs, ça me rappelle l’époque où j’étais infographiste « print only », je me retrouvais souvent avec des gens qui ne s’intéressaient pas trop à la technique et qui n’avait jamais ouvert le manuel de Photoshop ou d’XPress de leur vie (RTFM) et je ne parle pas du « métier » de « metteur en page » : la plupart des exé pao ne savait même pas qu’ils oeuvraient dans le cadre d’un métier car la plupart étaient autodidacte et ne voyaient les choses que par le petit bout de la lorgnette.

    Dans le web aujourd’hui, c’est presque pire qu’avant parce que maintenant les jeunes sont formés aux métiers du web, et du coup, ils arrivent avec leurs certitudes et s’ils n’ont pas eu la chance d’avoir des profs qui les ont sensibilisés aux notions d’ergonomie, d’accessibilité, de performances, etc., et bien c’est mort…

  21. Entièrement d’accord avec toi brio, j’ai eut récemment une conversation enflammée avec un étudiant qui « va bosser dans le web » pour reprendre ses termes. Pour ma part, je suis un codeur dans l’âme qui aime le webdesign, autant vous dire que quand il m’a un long paragraphe justifiant les sites fullflash pour des raisons marketing, j’ai un peu bondi.

    Je suis autodidacte dans les 2 domaines (développement et webdesign), mais j’ai des valeurs ! Comme dit plus haut, l’accessibilité et l’ergonomie priment sur l’aspect visuel, pourtant j’ai l’impression que les écoles qui forment aux métiers du web sont plus des usines de bourrages de crâne ou on force les ex lycéens à penser que « oui, Flash c’est l’avenir, on s’en fout de l’accessibilité ça fait vendre ! »…

    Sinon, le diaporama est excellent, pour ma part il m’a fait réfléchir sur ce que je pratique tous les jours, néanmoins, je me pose une question : « comment peut-on faire un site qui ne suis pas les règles (d’ergonomie par exemple), mais qui soit efficace ? ». Dans un sens, je voudrais me dire que c’est possible, et pourtant j’ai du mal à visualiser la chose. Si vous aviez un ou deux exemple ça serait pas mal !

    Merci à vous !

Haut de la liste
Votre commentaire