D’accord avec toi Caroline. Parmi les fonctionnalités de plus en plus importantes pour un CMS, je crois, figure la gestion du multilinguisme. Certes, on peut s’en sortir avec WordPress ou Joomla, mais à la condition de ne pas trop s’éloigner du blog ou du « site vitrine », à moins bien sûr de faire du développement. Les commentaires d’utilisateurs de certains plugins ou add-ons (appelez-ça comme vous voudrez) que j’ai pu lire me montrent que ce n’est pas toujours évident, tant s’en faut. Pour Joomla, il suffit de passer d’une langue à une autre sur le site même de Joomfish pour constater que ne n’est pas parfait ; la traduction ne se fait pas partout. De ce point de vue, Typo3 est sans doute une des meilleures solutions du moment, car la logique multilingue est présente d’emblée. On peut aussi regarder du côté de Spip par exemple, et ce depuis longtemps, mais Spip a pas mal de limites par ailleurs en tant que CMS.

Drupal, lui, a fait des progrès en matière de multilinguisme, semble-t-il, avec la sortie de la v. 6. Mais je veux voir ce que ça donne, notamment avec certains modules.

Ce qui m’intéresse aussi sur Drupal, sur le papier : sa souplesse structurelle, la capacité qu’il offre – comme Typo3 à peu près je pense – de structurer les contenus, de créer les champs dont on a besoin où on en a besoin, en vue d’exploiter leur contenu d’une certaine manière. Tout cela sans avoir nécessairement un profil de développeur. Je n’ai pas trouvé une telle souplesse sur Joomla ; et sur WordPress, il faut composer avec les « custom fields », ce qui ne signifie pas qu’il y ait absence de développements nécessaires (ou d’ajouts de plugins). je vais quand même aller voir le Gengo de France…

Et puis il semble que, contrairement à Typo3, on puisse aller assez vite dans la mise en place. Cependant, le gros point noir de Drupal, découvert via tes liens Grégoire, ce serait la qualité de son code, de son développement, notamment en liaison avec certains modules. Je suis en train de me renseigner plus avant sur cette question. Sans être un grand connoisseur technique, je le rappelle, j’ai constaté qu’en effet, certaines failles de sécurité mentionnées par cet informaticien semblent avoir été traitées seulement lors du passage à la v.6.4 (ça reste à confirmer par des gens plus experts…). De quoi crédibiliser un peu plus les propos que tu cites (prendre en compte son approche de ce CMS au-delà des points apparemment réglés à présent) et se poser bien des questions. Quand je vois ne nombre et le calibre des entreprises qui adoptent Drupal, de IBM à MTV et j’en passe

Autre angoisse, j’y repense : le suivi des versions de Drupal. Les utilisateurs de la v 4.7 sommés de mettre à jour leur site, dans la douleur pour certains, on l’imagine…

On le voit, le manque de connaissances techniques poussées peut constituer un vrai problème pour faire son choix, en même temps qu’il constitue un critère de sélection (je n’irai pas voir Modx !). Le code, c’est les fondation de la maison ! Je suis parfaitement près à faire l’effort d’apprendre un peu mieux le tandem PHP/SQL (j’ai d’ailleurs déjà commencé depuis un moment), en plus du xHTML, du CSS… Mais le TypoScript en plus, là je dis stop, malgré les atouts absolument incontestables de typo3. C’est pour les développeurs ou les grosses boîtes, tu l’as bien dit.

Il y a bien sûr d’autres points importants, notamment le potentiel du CMS en matière de SEO, qui je crois intéresse à peu près tout le monde. D’accord avec France : sur ce plan, WordPress marche très bien. Chaque CMS a ses avantages et ses inconvénients, oui. On peut considérer qu’on a au moins cette chance de pouvoir choisir chacun son outil, sa croix 😉