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Vis ma vie de Jury en Master 1 de Communication visuelle, Arts graphiques et Multimédia

Figurez-vous que vendredi dernier je me suis transformé - le temps d’une journée - en jury chargé d’évaluer les projets de fin d’année d’élèves en master 1 de Communication visuelle, Arts graphiques et Multimédia. C’était comme à la Nouvelle Star, mais en mieux.

Figurez-vous que vendredi dernier je me suis transformé – le temps d’une journée – en jury chargé d’évaluer les projets de fin d’année d’élèves en master 1 de Communication visuelle, Arts graphiques et Multimédia. C’était comme à la Nouvelle Star, mais en mieux.

jury nouvelle star

Un jury de graphistes… et moi et moi et moi !

L’institut de formation Autograf a fait appel à mes services [1] pour évaluer les qualités multimédia des projets présentés par les élèves. Le jury était composé en majorité de graphistes, et je vais être cruel avec mes collègues jurés, de graphistes plutôt old school. En effet, la plupart d’entre eux travaillent dans le print. Certains avaient déjà travaillé sur des projets web, mais de loin, en amont, lors de la définition de la charte graphique. Au milieu de ce jury, je suis passé pour le techos de service. C’était mon rôle naturellement. Mais quand même, quand on sait comment je code 3 lignes de php ou d’action script, ça peut faire sourire.

En même temps, ça permet de se situer par rapport à son métier. Sur ce coup là, je me suis rendu compte que je n’étais pas graphiste, mais bel et bien webdesigner : les discussions que nous avons eu avec mes pairs autour de la pizza du midi (et après un quart de rosé) l’ont prouvé : lorsque je parlais d’accessibilité, d’utilisabilité, d’ergonomie et de fonctionnalités, eux me répondaient visuel, images, « beau » et esthétisme.

Beaucoup de graphisme et pas trop de multimédia

Au delà de la composition du jury, ce qui m’a surpris, c’est la teneur des projets présentés par les élèves. Dans l’intitulé de la formation, il y a Multimédia. Pourtant, sur la quinzaine de projets présentés, je n’ai vu que 4 projets réellement multimédia : une animation flash, un film et deux sites web. Tout les autres étaient axés autour de la photo, de l’illustration ou de la communication visuelle classique (affiches).

Au delà du fait que cela m’a bridé dans ma prise de parole parce que je n’ai pas pu pavoiser des heures et des heures sur les avantages comparés de flash et de javascript ou de ruby versus php devant le regard médusé et admiratif des élèves, j’ai vraiment été étonné de voir une si faible part accordée au multimédia. Il me semblait que le secteur de la communication visuelle classique était plutôt en déclin et que les formations aujourd’hui orientaient plutôt leurs élèves vers les métiers du web. Et bha non. Pas plus que ça.

Reste que la rencontre avec les autres membres du jury, les élèves, et un univers qui n’est pas vraiment le mien (celui du print) était passionnante.

Ça fait du bien de temps en temps de changer d’air.

  1. ok ok, c’est parce qu’il leur manquait quelqu’un.


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Si ce billet vous a plu ou si vous voulez apporter des précisions, ou si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je raconte, c’est ici qu’il faut vous manifester. Je me réserve toutefois le droit de supprimer toute contribution insultante ou qui n’aurait rien à voir avec la choucroute.

  1. Mr Le Juré, c’est un billet fort intéressant, notamment sur l’approche de la formation de cette école par rapport aux metiers qu’elle enseigne.

    Le coté multimédia est tellement vaste, que je conçois que l’école focus sont enseignement sur le concept de la communication visuelle à travers des fondamentaux comme le graphisme, la photo, la vidéo ou le print plutôt que sur des techniques multimédia aux possibilités plus denses comme un site web classique ou flash (et actionscript).

    L’idée est d’imaginer comment commmuniquer avec des visuels. Les techniques/support viennent après. Tu as du te régaler de voir ses papys du print un peu dépassé par tout un pan qu’offre une communication multimédia.

  2. Bhé oui c’était pas mal en effet de voir des « papys » du print 😉 Lesquels ont quand même pas mal de choses à apprendre aux jeunes loups du web (rôôôôôôôôô… comment que je suis consensuel moi…).

    Je conçois qu’il faille enseigner la base aux élèves en matière de communication visuelle. Cependant, Master 1, c’est quand même 3 ans après le Bac. J’imagine qu’au des 3 années précédentes, les élèves ont dû fricoter d’une manière ou d’une autre avec le graphisme ou la communication.

    Par ailleurs, même si le print et le web sont soumis à des règles communes en matière de communication visuelle, il y a quand même tout un pan sur le web / multimédia qui n’est pas présent sur le print : l’interactivité. Et ça, je regrette de ne pas l’avoir plus vu dans les projets qui ont été présentés.

    Allez, voilà que je me transforme en vieux con moi.

  3. Bonsoir,

    Je suis en train de faire une recherche concernant Autograf, qui m’accueillera peut-être à la rentrée pour une MANAA.

    En effet, j’appréhende beaucoup de tomber dans une école « pompe à fric », alors j’essaie d’avoir le plus de garanties possibles…

    Si tu pouvais me renseigner un peu, ça serait sympa :
    – l’insertion professionnelle des élèves en communication visuelle est-elle en proportion élevée? Y a-t-il des entreprises renommées qui embauchent les anciens d’Autograf?
    – le savoir acquis par l’apprentissage en comm visuelle est-il suffisant pour s’intégrer professionnellement?

    Je te remercie de m’avoir lue et j’espère que tu pourras me répondre!

    Cordialement,
    LilySly

  4. Bonjour,

    Peut-être, êtes-vous tombé sur une promo qui était plus axé sur les graphismes, que sur le multimédia. De temps en temps, il y a des promos comme cela, ou les étudiants vont faire un choix, plus orienté vers une matière. Si cela s’avère fréquemment, il faudra peut-être revoir les critères de sélection, afin de ne pas se retrouver avec des étudiants que spécialisés dans un domaine. Il est préférable d’opter vers un mix, que les compétences de chacun puissent apporter un plus aux autres, et créer une émulation de groupe.

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