On n’écrit pas de la même manière pour le web et pour le papier, et ce, pour de nombreuses raisons : contraintes de lecture, internautes volatiles, course au référencement… . Il suffit de consulter le blog de Sébastien Billard ou de Jean-Marc Hardy pour en être convaincu. Mais qu’en est-il des sacro-saintes règle typographiques ?

Un média différent

De par sa nature, Le média web nous oblige à adopter une attitude pragmatique. La lecture sur écran est moins confortable et plus fatigante que la lecture sur papier. C’est pour cette raison qu’en matière de typographie, on ne peut pas respecter les mêmes règles sur le papier et sur le web.

L’exemple qui tue : les listes

Une énumération d’éléments, sur le papier, se traduit la plupart du temps par une liste de mots séparés par des virgules. Sur internet, une liste se traduit par des bullet points (<ul><li>etc…</li></ul>). Dans ce genre de liste, on ne rajoute pas de virgule ou de point virgule à la fin de chaque élément ; la séparation des éléments et les retours à la ligne est déjà bien suffisante pour indiquer au lecteur que l’ensemble de mots ainsi constitué est une liste.

Le web a t-il tué la ponctuation ?

Évidement non comme le prouve le “?” dans l’intertitre ci-dessus ainsi que tous les autres . et , utilisés dans ce billet. Seulement on ne peut pas utiliser les mêmes règles typographiques sur le web et sur le papier. Muriel de écrire pour le web partage ses réflexions sur le sujet dans son billet typographie et web. Elle y compare les usages typographiques standards (présentation des noms de familles, de références bibliographiques, d’acronymes…) sue la papier et sur le web et donne à chaque fois ses “best practices”. La plupart du temps elle privilégie la lisibilité au respect des règles? Je suis assez d’accord avec elle. de mon côté j’ai également un approche assez pragmatique de la typo sur le web. Et comme elle le dit elle-même :

Et puis, n’est-ce pas Le Monde ou Libé qui a abandonné, il y a quelques années, les insécables même dans le format papier ? Soyons dans notre temps, dans le média et innovons

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