WordPress fait son business

Pour créer un blog, il suffit d’aller sur WordPress.com, se créer un login, un mot de passe et hop ! on peut se mettre à bloguer dans la minute, sans débourser un centime. Seulement voilà, Matt Mullenweg[1] et sa bande ont beau être des gars très sympas, j’imagine qu’ils ne vivent pas que d’amour et d’eau fraîche. D’où la question : comment faire pour monétiser un service en ligne, gratuit à sa création ?

La solution la plus radicale serait de passer brutalement au tout payant, sans autre justification que celle-ci : Ok on s’est bien amusé, maintenant ceux qui veulent continuer à bloguer chez nous, ils raquent, les autres, dehors. Les blogueurs, bien qu’un peu ennuyés, n’hésiteraient pas à lâcher WordPress pour se tourner vers une nouvelle plate-forme gratuite, selon le sacro adage du « c’était gratos avant, y’a pas de raison que ça change ». Ce n’est donc pas possible.

Matt et sa bande ont eu une meilleure idée. En plus du service de base (le blog), WordPress.com[2] offre désormais la possibilité de souscrire à des services payants. Ces services ne sont pas obligatoires et ne pas y souscrire n’empêche pas de continuer à bloguer sur la plate-forme. Depuis le début du mois d’aout, ils offrent par exemple la possibilité de personnaliser les thèmes de WordPress grâce à un éditeur style en ligne, pour la modique somme Maryse de 15$ par an. D’autres services sont en gestation.

Voilà une excellente initiative qui tend à démontrer qu’il est possible de fédérer une audience en ligne et de la monétiser ensuite. Le web2.0, ce n’est peut-être pas qu’un gros flanc.

  1. Le créateur de WordPress
  2. Je fait le distingo entre WordPress.com, le service clé en main, et WordPress tout court, qui est un script toujours open source que l’on peut télécharger et installer sur son serveur web sans rien demander à personne.

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