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De la bonne utilisation d’ajax

Je parlais il y a quelques temps de la nouveauté d’Ajax et de l’intuition de Jesse James Garret à ce sujet dès 2005. A cette occasion, je me suis offert le luxe de faire un peu de teasing pour tenir en haleine les 3 lecteurs de ce blog. Mes amis, votre patience est enfin récompensée car voilà enfin la suite de ce billet.

L’utilisation d’Ajax se prête parfaitement à des sites type applications en ligne tels basecamp netvibes ou box.net. Dans ces applications, on navigue de moins en moins de page en page. Au contraire, on interagit avec un environnement unique, exactement comme dans les application off-line. La conclusion de Jesse James prend dès lors tout son sens : les designers de ces applications ont effectivement cassé les anciens codes du web pour créer une nouvelle ergonomie [1].

Il est d’autres sites où l’utilisation d’ajax relève du gadget potentiellement nuisible : un site d’information, un magasine en ligne, un blog… tous les sites à fort contenu editorial. Car il est une chose qu’Ajax ne sait pas faire : donner de la visibilité au contenu. Visibilité s’entend vis à vis des moteurs de recherche. Un site qui fonctionne selon le bon vieux protocole http est un site qui contient de nombreuses pages. Là où ajax recharge plusieurs contenu dans une seule page / environnement, les « vieux » sites, chargent un contenu par page. Aujourd’hui, c’est encore le nombre de page (ansi que leur construction, leur contenu, leur sémantique) qui donne de la visibilité à un site.

Helldesign est le (très beau) site d’un agence web. Pour bien montrer son savoir-faire en matière de techno, l’agence utilise sur son site tous les effets de la terre pour présenter ses réalisations (scriptaculous, rico, prototype) le tout dans un modèle de navigation type ajax, à savoir sans rechargement de page. Présentation très réussie. L’agence a cependant jugé bon de doubler cette interface ajax par un site classique. Et ce pour 2 raisons j’imagine :

  1. proposer une version accessible sans javascript
  2. optimiser le référencement de l’agence

Pour un port folio en ligne, l’utilisation d’ajax a pour seul interêt de montrer la maîtrise de la techno dans une interface bien punchy. Le tout reste quand même assez gadget.

Autre exemple d’utilisation plus judicieuse et plus discrète : chez Zdnet. Sur chacun des articles du site il est possible de déposer un commentaire, un talkback en langage maison. Zdnet accompagne certains de ses articles d’une vidéo à visionner au format flash. Problème : déposer un commentaire suppose l’utilisation d’un formulaire, l’envoi d’une requête à un serveur, le rechargement de la page, donc l’interruption du visionnage de la vidéo. Pour pallier à cet écueil, l’équipe technique de Zdnet a finement saupoudré son interface de talkback d’un soupçon d’ajax. Lorsque vous regardez une vidéo, vous pouvez poster un commentaire sans interrompre la lecture puisque dans ce cas précis les données du formulaires sont envoyées à l’aide de l’objet XMLHttpRequest, sans rechargement de la page. Et là je dis finement joué.

Les technos dites web2.0 (ajax, rss…) sont robustes, leur utilisation parfois hasardeuse. A ce sujet, un billet de Joël Ronez de Cup of tea. Dans son billet, un court passage sur les technos :

Le fait de mettre à disposition un dispositif asticieux en rassemblant sur la même interface 3 formulaires et 2 préférences avec un coup d’Ajax pour le packaging ne fait pas de forcément de vous la future star d’Euronext.

A lire évidemment.

  1. Enfin pas si nouvelle que ça puisque fortement inspirée du monde off-line, mais c’est mon avis personnel et cependant je le partage


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